{"id":3697,"date":"2020-04-25T21:14:00","date_gmt":"2020-04-25T19:14:00","guid":{"rendered":"http:\/\/unfe.fr\/?p=3697"},"modified":"2020-05-31T14:08:05","modified_gmt":"2020-05-31T12:08:05","slug":"lhistoire-du-football-entreprise-episode-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/unfe.fr\/?p=3697","title":{"rendered":"Histoire du Football Entreprise : \u00c9pisode 3"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019EVOLUTION DU FOOTBALL CORPORATIF D\u2019APRES-GUERRE (1919-1939)<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>La Grande Guerre \u00e9clate. Pr\u00e8s de 200.000 joueurs sont alors licenci\u00e9s en France pour plus de 2.000 clubs. \u00c0 l&#8217;ouverture du conflit, nombre de clubs cessent leurs activit\u00e9s, leurs joueurs \u00e9tant partis au front. La Grande Guerre marque profond\u00e9ment notre pays. La France est victorieuse mais exsangue. Les imposants monuments aux morts \u00e9rig\u00e9s par les clubs \u00e0 la m\u00e9moire de leurs membres tomb\u00e9s au champ d&#8217;honneur t\u00e9moignent de l&#8217;h\u00e9catombe d&#8217;un pan entier de la jeunesse du pays. <\/p>\n\n\n\n<p>Les clubs disparaissent, mais ceux \u00e0 vocation corporative, et qui partagent les m\u00eames comp\u00e9titions que les clubs municipaux, sont moins touch\u00e9s et pour cause, puisqu\u2019une fois la guerre termin\u00e9e, il faut faire face \u00e0 la reconstruction, dont il faut employer de la main d\u2019\u0153uvre et de ce fait, les entreprises poss\u00e8dent un mat\u00e9riel humain propre \u00e0 d\u00e9velopper le football en leur sein.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1200\" height=\"799\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/unfe.frwp-content\/uploads\/2019\/11\/door-husband-606236_1920.jpg?resize=1200%2C799&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-5451\" data-recalc-dims=\"1\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Les Ligues r\u00e9gionales se cr\u00e9ent \u00e0 l&#8217;initiative des clubs, souvent sur les ruines des comit\u00e9s r\u00e9gionaux de l&#8217;U.S.F.S.A. La Ligue du Nord est la premi\u00e8re fond\u00e9e en 1918. En 1921, 18 ligues r\u00e9gionales se partagent le territoire national. Les championnats de Division d&#8217;Honneur qu&#8217;elles organisent permettent l&#8217;\u00e9mergence de nombreux clubs cultivant les rivalit\u00e9s locales. <\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins, Les clubs \u00e0 caract\u00e8re corporatif d\u00e9frayent rapidement la chronique et les clubs \u00ab&nbsp;civils&nbsp;\u00bb demandent leur retrait des comp\u00e9titions. La F\u00e9d\u00e9ration tranche en interdisant les noms \u00e0 caract\u00e8re corporatif. Donc c\u2019est la raison pour laquelle, comme \u00e9crit pr\u00e9c\u00e9demment, que le Club Athl\u00e9tique de la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale devient Club Athl\u00e9tique des Sports G\u00e9n\u00e9raux. Toutefois, rien n&#8217;interdit \u00e0 une entreprise ou \u00e0 un groupe d&#8217;entreprises de soutenir un club&nbsp;: Peugeot \u00e0 Sochaux ou Casino \u00e0 Saint-\u00c9tienne, notamment. Pour les clubs refusant cet abandon d&#8217;une partie de leur identit\u00e9, des comp\u00e9titions corporatives sont mises en place.<\/p>\n\n\n\n<p>Le football corporatif de cette \u00e9poque s\u2019 implante dans les r\u00e9gions \u00e0 forte population industrielle. Ainsi, outre la R\u00e9gion Parisienne, la Normandie est un p\u00f4le du sport corporatif et social. En raison m\u00eame de l\u2018apr\u00e8s guerre et de la r\u00e9-industrialisation des deux grands sites portuaires que sont Rouen et Le Havre, la Normandie conna\u00eet une d\u00e9mographie galopante, la main d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re venant notamment aider d\u2019une part \u00e0 la reconstruction, et d\u2019autre part, \u00e0 ce besoin d\u2019\u00e9toffer les effectifs des zones portuaires.<\/p>\n\n\n\n<p>La Vall\u00e9e de la Seine voit sortir de terre une foultitude d\u2019usines (p\u00e9troles, gaz, chimies, industrie lourde). Pour la petite histoire, cette Ligue \u00e9tait la seconde de France au plan du football corporatif, avec des clubs c\u00e9l\u00e8bres de l\u2019\u00e9poque : Masselin Br\u00fbleurs Francia, RC Port du Havre, Tr\u00e9fileries du Havre, Lozao\u2026Au fil des ann\u00e9es d\u2019apr\u00e8s-guerre, des championnats r\u00e9gionaux sont mis en place, dont l\u2019organisation laisse \u00e0 d\u00e9sirer, mais l\u2019essentiel est ailleurs. Il s\u2019agit plut\u00f4t de rencontres que de comp\u00e9tition. N\u00e9anmoins, dans un souci d\u2019\u00e9largissement de l\u2019int\u00e9r\u00eat sportif et dans une volont\u00e9 d\u2019\u00e9changes, la F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise de Football met en place la premi\u00e8re \u00e9dition de la coupe nationale corporative au cours de la saison footballistique 1923-1924 et le premier vainqueur est l<strong>\u2019ECFM Gennevilliers<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>A cette \u00e9poque, seules quelques \u00e9quipes, dont les entreprises ou soci\u00e9t\u00e9s peuvent se glorifier d\u2019effectifs cons\u00e9quents sont capables d\u2019inscrire leur nom au palmar\u00e8s de cette \u00e9preuve&nbsp;: l\u2019US Bon March\u00e9, l\u2019US M\u00e9tro, le Guaranty Club, Dunlop Sports, Usines Chausson, AS Auto Peugeot Sochaux. Le football corporatif \u00e9pouse historiquement l\u2019effort de reconstruction \u00e0 travers ces exemples. Le sport, les rares loisirs, sont le prolongement de l\u2019activit\u00e9 professionnelle. Peu s\u2019en \u00e9cartent pour des raisons \u00e9videntes.Entre les deux guerres, bon nombre de clubs d\u2019entreprises voient le jour. <\/p>\n\n\n\n<p>En l\u2019absence de toute forme d\u2019aide des municipalit\u00e9s dont l\u2019unique souci est la reconstruction sociale, les clubs libres, bien qu\u2019existant, ont des difficult\u00e9s \u00e0 fonctionner notamment dans les zones \u00e0 vocation rurale, par manque de moyens mais aussi par manque de joueurs.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019arriv\u00e9e du professionnalisme en 1933 change cependant la donne, et promulgue de mani\u00e8re plus importante le football libre des associations. Du coup certaines \u00e9quipes corporatives disparaissent pour laisser la place aux clubs municipaux, notamment dans les villes moyennes, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019usine est souvent la principale source de travail. Cependant, les pr\u00e9mices d\u2019un second conflit occupent de plus en plus les esprits et si le football professionnel trouve une premi\u00e8re jeunesse, le football de base lui, stagne, face \u00e0 la mont\u00e9e des p\u00e9rils. Apr\u00e8s quelques ann\u00e9es, la seconde guerre mondiale \u00e9clate et les soucis sont ailleurs. C\u2019est&nbsp; surtout le r\u00e9gime de Vichy&nbsp; qui va faire tenter dispara\u00eetre le sport corporatif.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9dacteur<\/strong>&nbsp;: Bernard DUCELLIER (et Daniel TESTE)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Photos<\/strong>&nbsp;: Daniel TESTE&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019EVOLUTION DU FOOTBALL CORPORATIF D\u2019APRES-GUERRE (1919-1939) La Grande Guerre \u00e9clate. Pr\u00e8s de 200.000 joueurs sont alors licenci\u00e9s en France pour plus de 2.000 clubs. \u00c0 l&#8217;ouverture du conflit, nombre de clubs cessent leurs activit\u00e9s, leurs joueurs \u00e9tant partis au front. 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