LES NOUVEAUX CONCEPTS ET LA CRISE ECONOMIQUE

Cependant, des chantiers restent à mettre en place. Si plusieurs ligues possèdent un championnat régional plus ou moins bien établi, le Centre Ouest y gère un caractère départemental peu significatif, le Maine et le Centre n’en possèdent pas du tout. A cela diverses raisons : Manque de moyens, ou peu d’implantations économiques pour l’une, extension des distances et peut-être manque d’idéologie corporatiste des ses pratiquants pour l’autre. Rien n’y est simple en matière d’organisation. Le football d’entreprise se doit de rester vigilant  sur les valeurs sportives, humaines, conviviales qui font son attrait et qui font sa force. Exit les clubs qui n’auraient pas compris l’essence même du sport d’entreprise. L’essor se doit d’être autant qualitatif que quantitatif. Il en va de l’existence même d’un  football d’entreprise qui semble retrouver une nouvelle ère.

Des évènements de différents ordres ont, peu à peu, mis à mal les intentions.

En premier lieu, la crise économique qui a frappé un peu partout les entreprises, y compris les plus solides. La première conséquence a forcément touché le sport par la réduction des dotations budgétaires qui y sont consacrées, la compression des charges étant toujours le premier remède envisagé pour essayer d’encadrer ou enrayer les résultats déficitaires annoncés.

Ensuite, le football d’entreprise a constaté un manque d’attention de plus en plus flagrant de la part des instances dirigeantes.
Il n’est qu’à voir le manque d’élargissement de la fenêtre publicitaire à l’égard de ce football pourtant presque centenaire pour comprendre la baisse des effectifs qui s’est faite au fil des ans depuis une décennie. Les instances, en mettant l’accent sur d’autres types de football, l’a fait au détriment d’un football corporatif qui a perdu progressivement des effectifs et des clubs.

Autre coup, pas trop franc, la suppression en juin 2012 de la Coupe Nationale, cette épreuve qui faisait rêver tous les clubs pour la marier d’office avec une nouvelle version du Championnat National, pour ne déterminer à l’arrivée qu’un champion de France. Exit la magnificence des surprises et autres joies de la coupe, puisque de toute façon, celles qui arrivent au bout de la nouvelle épreuve ne peuvent être que les entreprises à large effectif et budget plus conséquent. Pour parodier, en supprimant l’ancêtre, on a atteint moralement la famille. Où est le plaisir d’un petit club qui sait que dorénavant, il n’aura aucune chance ou presque, un jour, de sortir des limites de sa ligue ? En limitant les échanges inter ligues, on a supprimé une part supplémentaire de convivialité. Dans le microcosme du football d’entreprise, cette décision non concertée a fait l’effet d’une bombe… et soudé les clubs qui se sont réunis pour la faire inverser. Derrière les locomotives nationales, les “régionaux” ont adhéré. La fronde était évidente, et l’espoir de revoir cette épreuve quasiment centenaire est revenu, le bon sens ayant prévalu sur l’iniquité. Cette épreuve a donc été remise en selle amis le Championnat national a disparu. 


Reste à savoir quelles solutions sont envisageables dorénavant pour enrayer la perte des effectifs, recomposer des nouveaux clubs ou retrouver des clubs mis en non activité, certains étant même historiques. ? Faut-il recréer une coupe des sélections de Ligues sur une saison ? Redonner ou accentuer la visibilité des compétitions au sein de la Presse Régionale est également un axe à travailler. Actuellement, rares sont les éditions qui relatent les rencontres ou a minima, en donnent les résultats. Un simple entrefilet pour évoquer un titre national par exemple dans le Parisien reste du domaine de l’incompréhensible.

Bref, beaucoup de tâches restent à entreprendre pour redonner au football d’entreprise, non seulement son luxe d’antan, mais surtout la place qu’il mérite dans le football français actuel. C’est tout le mal que l’on peut lui souhaiter, en comptant encore une fois sur un bénévolat notoire, en espérant que les hommes qui le composent ne s’essoufflent pas bien avant l’heure. Grâce leur soit rendue

Rédacteur : Bernard DUCELLIER (et D TESTE)

Photos : D TESTE 

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